Le Semi de Paris : mon compte-rendu de course

Le 6 mars dernier, je m’élançais au départ du premier semi-marathon de ma vie : 21,1 km dans Paris.

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J’avais été retirer mon dossard le vendredi matin, évitant la foule. Ça m’a permis de repérer les lieux, Vincennes étant plutôt loin de chez moi, je n’y avais jamais mis les pieds. L’organisation est efficace, et bien que le village de la course soit assez loin du métro, le retrait se fait facilement et les gens sont très sympas ! J’ai fais un petit tour dans les stands, mais j’avoue être assez insensible à tous les produits présentés, ça m’intéressait assez peu… Les « goodies » du sac m’ont aussi peu intéressé : un paquet de fraises tagada (pas VG évidemment, donc c’est mon copain qui en a hérité) (c’était sa récompense pour m’avoir accompagné haha), une réduc dans un magasin de running, un livre audio offert (pas encore testé, mais c’est sans doute ce qui m’a le plus plu), un petit tube de crème anti-fatigue, … bref pas grand chose de bien passionnant à mon avis.

Le dimanche matin, réveil à 7h pour avoir le temps de déjeuner et me préparer tranquillement. J’avais préparé toutes mes affaires la veille, plus qu’à bien manger, et c’était parti pour les transports en commun. Habitant assez loin, j’ai été surprise et amusée de voir de plus en plus de coureurs au fur et à mesure que l’on approchait de Vincennes… jusqu’au métro tellement bondé à la fin qu’une coureuse anglaise certainement stressée et malade a vomi sur les gens à côté de moi. Par chance, j’ai été épargnée et il ne restait qu’un arrêt !

Une fois à Vincennes, j’ai été impressionnée par le monde ! 47 000 participants étaient attendus pour ce semi. J’ai rejoint ma tante qui courrait dans le sas précédant. J’ai tenté de partir en même temps qu’elle, mais les organisateurs m’ont indiqué que le sas gris était très rempli et que je ne pouvais pas changer pour celui-ci. On a donc décidé de se retrouver à l’arrivée, et je suis allée rejoindre le sas rose. C’est là que j’ai laissé mes affaires à mon copain, qui m’accompagnait, et que j’ai senti le stress monter encore d’un cran !

J’avoue qu’au départ, je n’ai rien compris. Lorsque je suis rentrée dans le sas, on nous a rapidement fait avancer dans un autre sas, puis encore un… Je ne savais pas si on partait vraiment ou non, j’entendais les animateurs, les décomptes, je voyais la foule avancer… Jusqu’au moment ou j’ai vu l’arche du départ et que l’animation de l’échauffement a commencé pour mon sas, musique à fond et coachs survoltés ! J’ai ajusté mes baskets, préparé mon appli, et le départ a été donné à l’heure prévue !

J’ai choisi de courir avec mon appli (Runtastic) mais sans musique. L’appli me permettait de connaitre ma vitesse à chaque km, n’ayant pas du tout d’expérience en course, j’avais peur de courir trop vite avec l’adrénaline et l’excitation, ou d’être entraînée par les autres coureurs… En revanche, je ne voulais pas de musique parce que vu le monde autour, j’avais besoin de rester concentrée sur ce qui m’entourait. Oui, j’arrive à me faire tomber toute seule, alors imaginez avec tous ces gens autour qui changent de direction, s’arrêtent, ralentissent, doublent… Et puis je voulais profiter à fond de l’ambiance !

En parlant d’ambiance, j’ai adoré celle de la course ! Beaucoup de supporters étaient présents pour encourager les coureurs, il y avait des fanfares et groupes de musique un peu partout… Et alors le top du top, j’ai ri pendant 21 km en lisant les messages d’encouragement inscrits sur les cartons des gens tout au long du parcours ! « Plus vite feignasse », « Souris si tu n’as pas de sous-vêtements », « Julia Roberts t’attends à l’arrivée », « Plus que 15 km avant l’apéro », … J’ai aussi beaucoup aimé les gens déguisés, les bénévoles qui encouragent les participants par leur nom, et puis simplement les passants qui s’arrêtent pour motiver les coureurs !

Les ravitaillements étaient pas mal, il y en avait 4 au total (au 6ème, 11ème et 16ème km je crois, puis à l’arrivée). A chaque fois, j’ai pris une petite bouteille d’eau, une demi banane, et un ou deux quartiers d’orange. Il faut savoir que je ne m’étais jamais « ravitaillée » lors de mes entraînements : je ne prends jamais rien sur moi, je bois et mange seulement en arrivant chez moi. J’avoue que j’ai apprécié l’effet à la fois rafraîchissant et coup de fouet de l’eau et des fruits, j’ai particulièrement apprécié les oranges pour ça. Seul point négatif, si on ne boit pas sa bouteille dans les 100m qui suivent les ravitaillements, impossible de la jeter ailleurs que… par terre ! Pas de bennes, seulement quelques poubelles plus que pleines. Alors les beaux discours sur l’écologie et merci de jeter vos bouteilles dans les bennes de recyclage prévues à cet effet, je veux bien, mais encore faut il qu’il y en ait ! Du coup, beaucoup de déchets le long de la route, et c’est un peu dommage.

Bon, et la course alors ? J’y viens, j’y viens.

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Lorsque le départ a été donné, j’étais très concentrée pour ne pas gêner ou être gênée par les autres coureurs. La foule était assez impressionnante, mais j’ai réussi à courir à une vitesse confortable sans trop dépasser ou être dépassée, ce qui était plutôt agréable. Assez stréssée, j’ai vite eu envie de faire pipi ! Mais je n’ai pas osé m’arrêter sur le bord de la route, comme beaucoup le faisaient, je me suis dis que tant pis, je ferai avec.

Je n’ai pas vu passer les premiers kilomètres, sortie du bois de Vincennes, arrivée vers Nation, puis Bastille… J’écoute Runtastic à chaque km, je cours un peu plus vite que ma vitesse habituelle, mais je me sens bien et je me dis que c’est normal de courir plus vite lors d’une course. J’arrive au premier ravitaillement et je guette mon copain qui m’attend à Bastille. Je le vois au dernier moment, il me crie un encouragement, et je me dis « ça y est, j’ai fait un quart ! ».

Idem jusqu’au 10-11ème, le parcours est chouette, on arrive vers Notre-Dame puis on longe la Seine, je me sens toujours au top jusqu’au deuxième ravitaillement. Je cherche à nouveau mon copain sur le bord du parcours, et je le vois suffisamment à l’avance cette fois pour lui faire un coucou et il a même le temps de me prendre en photo ! Je suis à la moitié, le soleil brille, j’ai presque chaud, j’apprécie vraiment le moment.

En arrivant au 14ème km, dans la plus grosse montée du parcours, je commence à avoir mal au pied gauche. Une douleur que je ne connais pas sur le dessus du pied. J’hésite à m’arrêter, desserrer ma chaussure, marcher un peu… Mais je ne veux pas m’arrêter, pas en pleine montée et ni après. Sauf que la douleur ne m’a pas quittée jusqu’à l’arrivée. Sur le dernier tiers du parcours, j’étais donc un peu moins sereine, j’ai commencé à courir un peu moins vite, essayant de reléguer cette douleur persistante dans un coin de ma tête.

C’est au 16ème km que j’ai pris conscience que je rentrais dans l’inconnu ! J’avais couru 15km plusieurs fois, une fois 16km, jamais plus ! Et c’est aussi à ce moment là que l’on rentre dans le bois de Vincennes à nouveau pour les derniers km. Entre le 16ème et le 18-19ème, plus grand monde au bord de la route, moins de soleil, et la fatigue qui commence à se faire sentir autour de soi… J’avais hâte d’arriver ! J’ai réussi à accélérer un peu sur les derniers km, jusqu’au sprint final ! Mon copain était à nouveau là, à 500m de l’arrivée, avec tous ces gens qui tapaient sur les bâches pour nous encourager, c’était génial ! Lorsque j’ai vu l’arche d’arrivée, j’ai sprinté comme jamais et j’ai passé la ligne d’arrivée avec la tête qui tourne et la fierté d’avoir été au bout !

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Bon, il fallait encore marcher ce qui m’a paru une éternité avant dé récupérer le magnifique poncho bleu ciel et la médaille, ainsi qu’un dernier ravitaillement bien mérité. Je suis rentrée chez moi en ayant du mal à mettre un pied devant l’autre, mais tellement fière d’avoir relevé le défi ! Les courbatures ont été bien méchantes pendant 3 jours, c’est le revers de la médaille haha ! Et pour mon pied, il s’avère que c’est mon tendon qui n’a pas apprécié mes chaussures trop serrées et la distance. Résultat : repos et crème anti-inflammatoire.

Bilan : je pense que c’est assez clair, j’ai adoré : l’ambiance course, le parcours, l’expérience… J’ai hâte de m’y remettre !

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2 réflexions sur “Le Semi de Paris : mon compte-rendu de course

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